mardi 3 avril 2018

Question orale au Conseil Régional sur la disparition des oiseaux

Séance Plénière 29/03/18 



Des études récentes qui font parler d’elles et conduites par le CNRS et le Museum d’Histoire Naturelle font état de la disparition inquiétante de nombreuses espèces d’oiseaux et d’insectes dans nos campagnes et villes.
Par exemple, l’alouette des champs, a diminué de 35% en l’espace d’un peu plus de vingt ans. Les dégâts sont encore plus spectaculaires pour d’autres espèces, comme les perdrix, qui ont diminué de 80 à 90% sur les vingt-trois dernières années. La liste est encore longue comme la fauvette grisette, le bruant ortolan, la linotte, le moineau friquet, le chardonneret, le verdier, les pies-grièches ou encore les hirondelles.

Cette extinction massive à l’échelle française mais aussi européenne (421 millions d’oiseaux disparus) est le fait de nombreux facteurs notamment le facteur agricole mais aussi le facteur lié au réchauffement climatique ou encore urbain.

L’agriculture à travers la perte des habitats (prairies, haies…) mais aussi l’utilisation des engrais, pesticides et insecticides éliminant ainsi les plantes et les insectes (-80%) est la raison principale. Mais il ne faut pas pour autant incriminer les agriculteurs (comme c’est le cas pour les chasseurs aussi) puisqu’ils sont les premières victimes d’un modèle agricole qu’ils ne contrôlent plus mais aussi les premiers exposés à des molécules tueuses qui contribuent à la disparition des pollinisateurs sauvages comme les abeilles… pourtant utiles à l’agriculture.
L’urbanisation a aussi sa part de responsabilité notamment avec les rejets des stations d’épuration et épandages de boues résiduelles. Enfin, la LPO a réalisé une étude sur l’impact des éoliennes sur la mortalité des oiseaux avec une estimation annuelle par éolienne de 0,3 à 18,3 oiseaux tués dont 75% d’espèces protégées.

Dans l’ensemble, des mesures sont déjà prises au niveau européen, national, régional ou communal.  L’Union Européenne avec les directives Habitats et Oiseaux et les zones Natura 2000 (même si elles sont imparfaites), l’Etat avec les programmes de sauvegarde, les communes avec les démarches comme zéro pesticides ou les Régions par le soutien aux associations naturalistes, aux fédérations de chasse…

En plus de la nécessité de préserver notre biodiversité, on sait que ; selon un rapport ; la préservation des zones naturelles (plus de 27000 en Europe !) génère un profit de 200 à 300 milliards par ans via ce qu’on appelle les « services éco-systémiques », sans compter le tourisme.

La Région Grand Est par son soutien aux Centres de faunes sauvages ou aux diverses associations agit en partie pour préserver notre biodiversité. Ses dispositifs en environnement comme le soutien aux plans de gestions différenciés ou en agriculture/forêt comme la rénovation des vergers sont aussi des atouts supplémentaires.
Néanmoins, notre Région comme le reste de la France n’échappe pas à la baisse inquiétante des oiseaux et insectes et des mesures s’imposent. Par exemple, dans le Puy de Dôme, des partenariats avec la LPO, des éleveurs et des vétérinaires ont permis de débuter des contrôles pour optimiser la biodiversité et conserver les espèces restantes.

C’est pourquoi ma question est donc la suivante : Quelles mesures plus concrètes et quelles actions la Région en coopération avec tous les acteurs institutionnels, économiques, associatifs et particuliers peut-elle prendre pour sauvegarder notre biodiversité et lutter contre la disparition inquiétante de milliers d’oiseaux ?


Les élus du Groupe CNIP, Divers Droite et apparentés
Jordan Grosse-Cruciani, Laurence Burg, Fabienne Cudel, Thierry Gourlot, Corinne Kaufmann, Hervé Hoff

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